yeshoua ha mashiah revient

yeshoua ha mashiah revient

La vie chrétienne est un changement,un brisement, une crucifixion et il y en a peu qui le veulent.

 Le monde qui les avait façonnés pendant des années était encore dans leurs vies intérieures. Ils étaient centrés sur les bénédictions, les onctions, les manifestations, les réponses aux prières, mais ils n’étaient pas branchés sur le désir profond du cœur de Dieu Lui-même.

Les miracles n’avaient pas ôté l’Egypte de leurs cœurs. Cela peut être des choses légitimes aux yeux du monde, mais pas aux yeux de Dieu. Tu vas te fabriquer une notion de Dieu et de Jésus qui n’est pas biblique.

Quand Moïse est monté sur la montagne, ils se sont fabriqués une image de ce Dieu auquel ils croyaient Yahvé. Ils savaient que c’était Yahvé qui les avait sortis du pays d’Egypte. Tu sais que Dieu t’as sauvé, mais si ton cœur n’a pas lâché le monde, tu vas te fabriquer un Jésus inconsciemment, progressivement. Tu vas te fabriquer un Dieu qui n’a plus rien à voir avec le Dieu de la Bible. C’est un grand drame. Un veau d’or est sorti. Le Dieu Yahvé est devenu un veau d’or, car ils ont projeté sur Dieu leurs propres êtres intérieurs. C’est très grave.

Paul dira aux Corinthiens « Si vous recevez un autre évangile, vous l’acceptez facilement…si vous recevez un autre esprit, vous l’acceptez facilement…si on vous prêche un autre Jésus, vous le recevez facilement ». C’est le drame aujourd’hui.

Moïse était différent. Il a tout eu dans sa vie pour rester attaché au monde : élevé à la cour de Pharaon, puissant en paroles et en œuvres, destiné peut-être à régner en tant que fils de la fille de Pharaon, cet homme élevé dans les jouissances du monde, est totalement libéré du monde quand il entre au service de Dieu. Il ne cherche plus son intérêt, il ne cherche plus à faire passer ses désirs. Il voulait la Présence de Dieu et éliminer tout ce qui l’empêchait.

Jésus a dit « La vie éternelle est qu’ils te connaissent Toi le seul vrai Dieu et Celui que tu as envoyé : Jésus-Christ ». Ce n’est pas connaître des choses sur Lui, mais Le connaître Lui.

Moïse a investi toute sa vie sur Dieu Lui-même. Il était prêt à donner sa vie pour ses frères comme le Père a été prêt à donner la vie de son Fils à la Croix.

Il y a une différence entre avoir de bonnes intentions et renoncer à nos désirs profonds. Voulez-vous être délivré de la pornographie ? de tentations ? de fantasmes ? Posez-vous la question : est-ce que j’aime ces choses ? Tant que tu les aimeras, on ne pourra rien pour toi.

Accepter d’être crucifié, c’est dire : Seigneur, maintenant je ne veux plus aimer cela, je renonce à ce désir profond.

Le peuple de Dieu doit redevenir honnête. Es-tu attaché à certaines choses du monde ? Que choisis-tu ?

La religion évangélique tranquillise notre conscience : j’ai de bonnes intentions, je fais des bonnes actions, je donne ma dîme, mais je suis esclave.

Les Hébreux sont tous morts au désert. Si tu penses passer au travers, réfléchis.

Dieu veut nous apprendre à renoncer à nos droits, car il faut que nous nous pliions au cœur même de Dieu.

Tu ne pourras jamais connaître la plénitude si tu n’acceptes pas de renoncer à tes intérêts personnels au moment où cela se présente. Cela se présente dans la souveraineté de Dieu, quand tu ne le voudras pas mais que Dieu l’aura choisi. Dieu est le Maître des circonstances. Celui qui aime le monde est ennemi de Dieu.

MALACHIE CH 3 V 16 à 18 « Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre. L’Eternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui, pour ceux qui craignent l’Eternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux. Comme un homme a compassion de son fils qui le sert. Et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas ».

Honorons-nous Dieu au plus profond de nos tripes ? au plus profond de nos désirs, de nos priorités ?

MALACHIE CH V 5 et 6 « Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit ».

Revenons à Elie (passage au début du message). Entre le Carmel, ministère de puissance, de bénédiction, de combat et de victoire, et le mont Horeb, il y a la dépression, la crise, la solitude, le rejet, la crainte. Elie arrive au mont Horeb, fracas, tremblements de terre, symboles de la crise qu’il est en train de vivre. La Bible nous dit que Dieu n’était pas là dedans.Mon frère, ma sœur, si tu vis des crises, c’est merveilleux parce que Dieu te prépare. Si tu ne vis rien du tout, c’est que tu es peut-être déjà rejeté. Les temps de crises sont des temps de préparation. Chaque crise est un miracle en perspective. Mais il faut les vivre.

Dieu veut nous faire avancer à la fois individuellement et collectivement. Dieu n’était pas dans les crises mais Il les avait permises pour Elie. Dieu n’était pas le tonnerre, mais Il l’avait permis.

Puis il entend un murmure doux et léger et sait que c’est Dieu. Dieu lui demande ce qu’il fait. Elie répond : je suis resté moi seul… Dieu lui dit : Il y a 7OOO hommes que j’ai choisis. Dieu lui dit d’oindre Elisée comme prophète pour le remplacer, d’oindre Jéhu et Azael comme roi. Il lui demande de repartir par le chemin par lequel il est venu. Que fallait-il comprendre ?

Tant que nous serons obnubilés par les bénédictions que nous voulons recevoir, tant que nous chercherons l’onction comme un « papier buvard » qui se plie à n’importe quel courant et que nous vivrons d’après des sensations au lieu de vivre d’après des principes de solidarité qui sont dans le cœur de Dieu, nous ne pourrons pas accomplir la tâche finale à laquelle Dieu veut nous préparer individuellement et communautairement. Elie était un homme d’onction, un homme de puissance, mais il connaissait Dieu comme un Dieu de puissance. Cependant, il fallait qu’il connaisse Dieu avec un cœur de Père.

Moïse était obnubilé par son ministère, sa vocation, sa puissance, son obéissance, sa fidélité. Dieu lui dit d’oindre trois autres car il n’était pas suffisant par sa personne à répondre à l’ampleur de son appel. Moïse était destiné à engendrer des fils et des filles comme lui.

Votre ministère et le mien ne sont pas suffisants. La valeur de ma réussite ne dépend pas des dons que je manifeste, mais du nombre de personnes que j’ai engendré comme des successeurs complémentaires dans la vocation que Dieu m’a donné. Un cœur de Père qui engendre.

Qui avez-vous engendré ? Qu’est-ce qui va rester à la fin de notre vie ? nos prophéties… nos guérisons…nos réponses à la prière ? ou le nombre d’hommes et de femmes, de jeunes et d’enfants que par ma médiation Dieu aura pu engendrer dans le Royaume. C’est cela la valeur de la réussite. Un ministère réussi est un ministère qui aura réussi à se reproduire. La grandeur du ministère est la grandeur de la reproduction.

Elie reçoit alors la révélation du cœur de Père de Dieu, qui est un Dieu de plusieurs générations. Nous sommes insuffisants par nous-mêmes. Dieu est un Dieu de générations qui veut que d’autres nous complètent. Il veut que nous investissions dans les autres, dans les jeunes, dans les frères, dans les sœurs, dans les païens, car c’est alors que nous réussirons la vocation à laquelle nous sommes appelés.

Notre vocation sera vraiment réussie non par les dons, mais par les hommes et les femmes que nous aurons engendrés.

Notre but est-il de recevoir les grâces et les bénédictions de Dieu ou avons-nous décidé de renoncer à nos désirs personnels et aux choses du monde pour vivre uniquement pour Dieu d’abord ?

Sommes-nous productifs ? Sommes-nous des brebis qui engendrent ? Ce ne sont pas les bergers qui doivent faire naître des brebis. Combien de personnes avons-nous amenées au Seigneur ? L’onction, les prophéties ne remplacent pas une âme sauvée.

Si nous acceptons de reconnaître notre état intérieur et voulons nous en sortir, il nous faut crier à Dieu, redemander avec persistance un renouveau de vie. Il faut nous lancer dans la prière personnelle et communautaire dans un esprit de repentance et de renoncement à nos désirs profonds. Rappelons-nous que les Israélites sauvés, témoins de grands miracles, sont tous morts dans le désert à part Josué et Caleb.

Si vous n’êtes pas satisfaits, il faut vous accrocher à Dieu et prier jusqu’à ce que vos cœurs se réchauffent. Il y a un appel à la prière, sinon nous ne nous en sortirons pas.

Ne critiquons pas s’il n’y pas d’onction à une réunion, c’est une raison supplémentaire pour crier à Dieu. Le réveil veut venir. Il est entre nos mains. Ne comptez pas sur les ministères, ils sont aussi fragiles que vous. Ne comptez pas sur vous. Revenons à Dieu. Remettons de l’ordre dans notre emploi du temps. C’est toujours une minorité qui travaille et les autres ne bougent pas. Il faut revenir à Dieu. N’allons pas toujours d’ici, delà. Je crois que parfois on peut aller quelque part, une bonne convention, cela fait du bien. Mais quand cela devient notre besoin quotidien, ce n’est pas normal.

Notre source est d’abord au fond de notre cœur. AMEN !

Prédicateur : Pasteur Pierre TRUSCHEL.

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06/05/2014
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