yeshoua ha mashiah revient

yeshoua ha mashiah revient

"Ce sont les violents qui s'emparent du royaume ? "... Hum hum hum !... - Michelle d'Astier de la vigerie.

Un intervenant est venu placer ici un commentaire en parlant du poids de culpabilité que ce bout de verset, clamé à tout bout de champ dans son église locale comme un « cocorico » chrétien, lui avait causé de blessures.

Il y a des années que ce « cocorico » me dérange, et bien des années que j’avais commencé à sonder les Écritures sur ce sujet, tant je sentais mon esprit s’irriter quand je l’entendais lancer par l’un ou par l’autre, et souvent même par des responsables.

 

Je crois donc depuis longtemps que ce bout de verset de Mt 11:12 est tordu dans sa signification, et même inversé :

– Jamais le mot violent, dans la Bible, ne peut être appliqué aux élus de Dieu. Jésus n’a pas dit qu’il était violent, mais humble et doux de COEUR !

– Pourquoi la première partie du verset n’est-elle jamais citée ? Cela rend toujours l’interprétation du verset que l’on fait très suspecte, d’autant qu’aucun autre passage biblique ne vient l’étayer dans ce sens: tout le contraire ! Pourtant, le début du verset, jamais cité, est très éclairant:

« DEPUIS LE TEMPS DE JEAN-BAPTISTE jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. »

Bizarre non ? Pourquoi cette précision « DEPUIS LE TEMPS DE JEAN-BAPTISTE » ? Et doit-on « forcer » l’entrée du royaume de Dieu alors que le Seigneur nous demande, pour entrer dans ce royaume, D’ABORD DE CROIRE EN LUI, puis de mourir à nous-mêmes, d’avoir l’amour agape qui nous fait reconnaître de tous, de marcher dans la sanctification, de persévérer dans la prière et les supplications …etc..

Bien sûr la Bible nous parle de la nécessité de combattre et d’être vainqueur ! Mais comment ? L’armure d’Ephésiens 6 décrit : l’évangélisation, le salut, la foi, la justice, la vérité. Où se glisserait la violence dans tout cela  Ce ne sont que des armes protectrices  ! Quant à l’épée de la Parole de Dieu, elle nous sert avant tout à sauver, enseigner, libérer, et même quand on fait des délivrances, ce ne sont pas ceux qui délivrent qui sont violents, mais les démons, furieux qu’on les contraigne à lâcher prise au le nom de Jésus ….

La Bible déclare:

L’Eternel sonde le juste; Il hait le méchant et celui qui se plaît à la violence.

 Elle dit et ordonne :

Philippiens 4:5

Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.

 
Votre douceur, pas votre violence ! Et ne confondons pas la douceur et la « faiblesse en Christ » avec de la mollesse ou de la démission ! La douceur fonctionne aussi très bien avec la DÉTERMINATION, L’AUTORITÉ et la PERSÉVÉRANCE. Jésus n’a pas hésité à prendre le fouet dans certaines circonstances, ou à admonester vigoureusement les Pharisiens, pour tenter de faire une faille dans leur coeur endurci… et ses disciples ont fait de même: Paul, Pierre, Etienne….
 
Jésus a accepté d’être vulnérable:
 
Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire.
 

Faible, doux, humble, parfois ferme, … mais jamais violent !

 
S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai !
 
Pas de sa violence !
 
Jac 4: 6 Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Ecriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.
 
 
 
 
 
Le mot « violent » en Matthieu 11:12 vient du grec Biazo, dérivé du mot bia. Des mots jamais utilisés dans le NT avec un sens de volonté, ou d’énergie, ou de combat spirituel juste, mais toujours de force destructrice et inique.
 
Ex:
Actes 21 : 35   Lorsque Paul fut sur les degrés, il dut être porté par les soldats, à cause de la violence (bia) de la foule;

Continuons d’examiner le veret de Mt 11:  Le mot « s’emparent » dans le NT n’est utilisé que cinq fois. C’est toujours pour montrer un abus, un vol, un viol (sens du mot grec harpazo), et le mot « forcer » a  toujours le sens d’agir contre la volonté d’une personne.

Ce que Dieu Lui-même ne fait jamais ! Il nous laisse toujours le choix de l’écouter ou non, de lui obéir ou non, mais il ne nous « force » jamais. C’est un gentleman…

Voyons un autre passage où le même mot est utilisé:

Ex: « Marc 15:21


Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, »
.

C’est le mot grec Biazo qui est utilisé et qui signifie: Employer la force, appliquer la force
Forcer, infliger de la violence

Là, on est bien loin de la douceur …. Ce n’était vraiment pas le désir ni la volonté de Simon de Cyrène… On l’a forcé, par la menace et par les armes !

Certains vont rétorquer par un autre verset:

Luc 14 : 23 Et le maître dit au serviteur : Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les (anagkazo) d’entrer, afin que ma maison soit remplie.

Ce n’est plus le même mot grec ! Anagkazo a un sens bien plus nuancé. Même traduit en Français par « contrains-les » ou « force-les« , cela implique bien plus un travail de persuasion qu’une « contrainte par corps » !

 

La traduction:  « convainc-les » serait bien plus près de la vérité… et fait bien mieux comprendre le passage !

On retrouve le même mot grec, par exemple, en

Matthieu 14 : 22 Aussitôt après, il obligea (anagkazo) les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule.

Il s’agit à l’évidence d’une instance pressante, d’un ordre, mais un ordre par amour et sans menaces et c’est librement que les apôtres ont obéi ! (On peut penser que la tempête qui s’annonçait leur communiquait de la peur ! D’où leur réticence)

Un autre exemple:

Galates 6 : 12 Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent (anagkazo) à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix de Christ.

Là aussi, il s’agit d’un travail de persuasion, pour leur éviter la persécution, et non d’un forcing de la volonté de l’autre…

Ce n’est pas le cas du sens « forcé » en Matthieu 11, qui implique bien un viol de la volonté d’autrui !

Comment a-t-on pu, à partir d’un tiers de verset de la Bible, qui est démenti par des centaines de passages dans le sens qu’on lui a donné, faire toute une doctrine et même une théologie !

Tronquer un verset, n’en prendre qu’un petit bout (comme c’est toujours le cas, par exemple,  avec 1Tim 2:12), et le répandre comme une vérité absolue « puisque c’est écrit », c’est là, toujours, la source de toutes les fausses doctrines et mêmes des doctrines de démon. Satan a même pris des versets entiers dans le désert pour tenter Jésus !

Je vais montrer comment avec un verset on peut faire dire à la Bible tout le contraire de ce que l’Esprit veut nous enseigner !

et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus.

C’est un verset entier. Donc bâtissons notre théologie dessus: il ne faut surtout pas demeurer en Christ, ni persévérer dans la prière et dans la foi, sous peine d’être perdu pour l’éternité !!! C’est bien ce qui est écrit, non ?

Pourtant un tiers de verset est la base d’une doctrine qui laisse dans le ruisseau les faibles et les blesssés ?

Alors regardons ce que Jésus a dit aussi :

Luc 17:21
On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Bible MARTIN : Et on ne dira point: voici, il est ici; ou voilà, il est là; car voici, le Règne de Dieu est au-dedans de vous.

C’est le mot grec « entos » qui est utilisé, et sa première signification est « DEDANS », ou « À L’INTÉRIEUR »

Ah ! Cela change totalement le sens de Matthieu 11:12 ! Ce qui est forcé, c’est le royaume qui est EN-DEDANS des gens de foi ! On verra comment et par qui !

Et pourquoi Jésus précise-t-il: « depuis le temps de Jean-Baptiste  jusqu’à présent» ?

Car Jean-Baptiste PRÉPARAIT LA VENUE DU SEIGNEUR… C’est écrit !

La doctrine de la délivrance n’avait pas encore été apportée et exercée par Jésus. Il fallait attendre le début du ministère de Christ:

Marc 1: 26 Et l’esprit impur sortit de cet homme, en l’agitant avec violence, et en poussant un grand cri. 27Tous furent saisis de stupéfaction, de sorte qu’ils se demandaient les uns aux autres : Qu’est-ce que ceci ? Une nouvelle doctrine ! Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent !

Remarquons que c’est en MARC 1. Il y avait urgence à libérer les captifs, et c’est quasiment ainsi, juste après les premières prédications, qu’ont eu lieu les premières délivrances de toute l’histoire de la terre.

Une des premières prédications de Jésus a été celle-ci (c’est dans un synagogue, à Nazareth, et c’est peu de temps après sa sortie du désert):

Lu 4 : 17… L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : 18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, 19 Pour publier une année de grâce du Seigneur.

Quel résumé ! C’est une seule phrase, toute la mission de christ susr terre (hormis la Croix) et c’est repris par Jésus dans une prophétie d’Esaie. Et Jésus, après avoir reposé le rouleau sans lire la fin de chapitre (c’était quelque chose de très inhabituel !), déclare:

21 … Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. 

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09/02/2015
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